ÉDITO
14/11/11 - DENTOSCOPE 89/1
Apparence et santé : deux buts à atteindre
Docteur Paul AZOULAY
L'apparence prend de plus en plus d'importance chez les Français. Le désir, voire l'obligation, de paraître est largement relayé par tous les médias. Un visage sans un sourire parfait ne fait plus partie des canons actuels. Un beau sourire et une apparente santé gingivo-dentaire sont maintenant très répandus dans les nouvelles générations qui brossent davantage, font des check up plus fréquents, sont passés pour la plupart par la case orthodontie et désirent des dents plus blanches et plus éclatantes.
Pour cela, il leur faut accepter une discipline de visites régulières et d'entretien chez le chirurgien-dentiste. Dans notre profession, nous sommes de plus en plus confrontés à ces problèmes d'esthétique et il faut patiemment expliquer aux patients pour leur faire comprendre les limites de nos possibilités techniques ; pourtant, force est de reconnaître les progrès réalisés dans toutes les spécialités de notre art. C'est ce qui sera démontré dans les articles que nous vous proposons dans ce numéro.
Le Docteur Jean-Pierre ATTAL nous présente quelques cas qui illustrent parfaitement le propos.
Le Docteur Guillaume BECKER continuera la démonstration en nous exposant des protocoles cliniques pour trois variations de prothèse Cfao transvissée. Enfin, le Docteur Franck AMOYEL et Christophe HUE nous expliqueront comment embellir un sourire avec la pose de facettes en céramique. Tous ces travaux ne peuvent se réaliser uniquement si les bouches sont complètement assainies sur le plan parodontal, et si on les maintient dans cet équilibre de manière permanente, comme cela se fait dans de très nombreux pays qui ont la chance de posséder des hygiénistes. Dans un magazine consacré aux assistantes dentaires, je lisais encore récemment qu'une assistante française avait séjourné au Burkina Faso et avait pu y exercer la profession d'hygiéniste : elle nous raconte dans cet article son expérience qui lui a permis d'accomplir chaque jour cette activité si complémentaire à celle du chirurgien-dentiste. Elle regrette depuis son retour en France de ne plus avoir la possibilité de travailler en bouche, mais elle nous fait part de la satisfaction de sa praticienne qui apprécie sa réactivité et sa capacité d'anticipation. Pour obtenir une telle complicité entre assistantes et praticiens, serons-nous dans l'obligation d'envoyer nos assistantes faire des stages d'hygiéniste en Afrique ?
Bonne lecture...
Qui n'a santé, n'a rien (proverbe français)









