Cas clinique
21/09/11 - DENTOSCOPE 85/26
Les lésions carieuses ou non carieuses du secteur antérieur
CI VIDÉO : Dr Gérard BAUDOIN, Caroline RUFFAT
Cette vidéo, en ligne sur Dentoscope.fr, vous présente quatre cas de restauration : la 1ère dans le secteur antérieur, la 2e dans le secteur latéral, la 3e et 4e dans le secteur central. À chaque fois, différents composites et différentes méthodes sont utilisés.
Réf. vente et VOD : CCL 297. Drs P. COLON & P. ZYMAN
Cas clinique n°1
Présentation du cas et choix de la teinte
Cette patiente présente dans le secteur antérieur plusieurs restaurations en composite très volumineuses et assez peu esthétiques, qui doivent être refaites. Un composite mono-teinte sera choisi pour la latérale et un compositeplus évolué à deux teintes, avec une teinte « dentine » et une « émail », sera choisi pour la centrale ; (Fig.1).
Dépose des préparations antérieures et préparation du site
Après avoir mis en place le champ opératoire, les surfaces dentaires sont soigneusement nettoyées à l'aide d'une pate à polir et d'une brossette. On procède ensuite à la dépose des anciennes restaurations à l'aide d'une fraise poire diamantée. La réalisation des biseaux périphériques se fait classiquement avec une fraise ovoïde au niveau lingual et une fraise flamme pour réaliser des biseaux droits en direction des faces vestibulaires ; (Fig.2).
Procédure d'adhésion et mise en place des nouveaux composites
Dans ce cas, on utilise un système auto-mordançant. Une fois l'adhésif prêt, on le met en place au niveau des différentes surfaces dentaires amélaires et dentinaires. Après évaporation du solvant, on procède à la photopolymérisation aussi bien en vestibulaire qu'en lingual. Compte tenu de l'ampleur des zones à restaurer, on utilisera un guide silicone. On utilise comme matériau le Céramix mono. Une fois le composite injecté dans la cavité, on travaille en compression avant de photopolymériser en ébauchant la forme anatomique de la restauration. On procède ainsi par couches jusqu'à arriver à établir un mur lingual. On utilise ensuite une teinte émail qui va nous permettre de finir le contour de la face proximale. On utilise un certain nombre de fraises diamantées pour éliminer les gros excès en fonction des zones. On réalise ensuite le polissage. On voit à ce stade la différence de teinte entre la céramique et les dents naturelles. Le résultat esthétique devra être ré-évalué quelques semaines plus tard, après réhydratation des tissus dentaires ; (Fig.3).
Cas clinique n°2
Présentation du cas - Réalisation et résultat après restauration.
Dans ce deuxième cas, un ancien composite sur une incisive latérale est à changer. Une stratification simple à l'aide du composite Ceram.X- duo est réalisée. On procède comme dans le cas précédent pour la dépose de l'ancien composite et la réalisation du nouveau ; (Fig.4 et 5).
Cas clinique n°3
Présentation du cas
Le cas clinique de ce troisième patient est un composite défectueux en terme d'esthétique au niveau de la 21, et très volumineux de classe IV. La stratification va être réalisée avec un composite qui présente une teinte « émail » et une teinte « dentine » plus saturée ; (Fig.6).
Préparation des surfaces
Après avoir mis en place le champ opératoire et les ligatures autour de chaque dent, on peut procéder au nettoyage des surfaces à l'aide d'une brossette montée sur contre-angle et une pâte à polir. On procède ensuite à la dépose de l'ancienne restauration à l'aide d'une fraise poire. On réalise ensuite un large biseau vestibulaire qui se poursuit au niveau proximal pour assurer une parfaite continuité au niveau de l'étanchéité de la restauration, puis on poursuit avec la réalisation du biseau lingual. On entame ensuite la procédure d'adhésion par un système mono composant qui va utiliser un gel de mordançage. On protège les dents contigües avec une matrice métallique. À ce stade, on vérifie la bonne adaptation du guide silicone préalablement préparé. La première étape va consister à masquer la dentine colorée en mettant un peu de composite fluide opaque, puis on photopolymérise. On procède par apports successifs jusqu'à ébaucher parfaitement la forme de la face vestibulaire. On peut s'aider de la dent homologue de façon à restaurer la même morphologie. On termine en procédant à la pose de la teinte « émail » au niveau du bord libre à l'aide du guide en silicone. Après la phase de polymérisation, on a une meilleure évaluation du volume de l'incisive, de l'orientation du bord libre et de la configuration des angles proximaux. On comble les manques éventuels, puis après photopolymérisation, on utilise une fraise « bague rouge » montée sur contre-angle afin d'ôter les excès. On termine avec le polissage et on procède aux réglages des points d'articulés ; (Fig.7). Vous pouvez apprécier le résultat final ; (Fig.8).
Cas clinique n°4
Il s'agit de restaurer deux classes IV sur des incisives centrales. La restauration, très importante, doit se faire en stratification avec des matériaux d'opacité différente pour la dentine et pour l'émail ; (Fig.9).
Dans un premier temps, on choisit la teinte. On réalise une clef en silicone qui permettra de réaliser le mur lingual. Après avoir placé le champ opératoire, on élimine les anciennes restaurations. On va alors pouvoir adapter la clef en silicone afin de commencer le mordançage amélo-dentinaire avec l'acide phosphorique (que l'on rincera abondamment). On place l'adhésif et on passe le jet d'air afin d'éliminer le solvant puis on photo-polymérise. On passe à la stratification : pour cacher la dentine réactionnelle, il faut un matériau plus opaque qu'on appliquera sur la zone sombre. On photo-polymérise cette couche. Pour la dentine, on placera le produit à l'aide de la spatule sur la clef en silicone qui sera placée en bouche. On commence la photo-polymérisation par la face vestibulaire, puis linguale. Le mur lingual est alors terminé. Ils sont fins afin de garder de la place pour la stratification. On continue la montée de la dentine par l'application en compression du produit afin d'éviter les bulles. On photo-polymérise ainsi chaque couche jusqu'à la face vestibulaire. La ligne de trait de fracture sera masquée avec de la dentine car il faut un matériau opaque pour cette zone. Il reste l'émail à placer en surface pour terminer la stratification. On va chercher la ligne de transition jusqu'au point de contact avec la dent co-latérale. On ajuste le bord libre et on photo-polymérise. Pour finir, nous devons passer aux étapes de polissage et aux réglages d'occlusion ; (Fig.10).
CI VIDÉO - L'ŒIL DENTAIRE
Contact : Caroline RUFFAT
01 30 90 01 02 - civideo.fr - oeil-dentaire.com
• Acheter ou louer la vidéo : http://www.oeil-dentaire.com/location-265-restauration-esthetique-lesions-carieuses-non-carieuses-secteur-anterieur.htm
À travers les siècles
Il semble que les amalgames soient très anciens, puis que l'on en trouve des traces fossiles sur les dents d'hommes préhistoriques. Ce sont probablement des goudrons ou résines enfoncées dans un trou foré à l'aide des outils qui étaient utilisés pour forer les perles ou coquillages. Les plombages sont apparus pour la première fois en Chine au IVe siècle av. J.‑C. Cependant, ce n'est qu'à partir de 1850 que leur usage se répand. Au cours du XIXe siècle, l'amalgame au mercure remplace progressivement l'amalgame à base d'or aux États-Unis. Leur composition varie selon les types d'amalgame et les époques.
Source : wikipedia.org











