Dentoscope

L'actualité Scientifique et Pratique

diffusion OJD
Site mis à jour le
vendredi 20 janvier 2012


Cas clinique

26/04/10 - DENTOSCOPE 64/26

Empreintes et restaurations

Comment maîtriser les tissus ?

Dr Robert B. MONGRAIN


Dr Robert B.
MONGRAIN

• Thèse de doctorat à l'université de Floride, Collège
d'odontologie ; 1979. 

• Cabinet privé à Tulsa, Oklahoma. 

• Enseigne à la faculté de l'université d'Oklahoma : «
College of Dentistry ».

• Membre de du GD, de l'ADA et du Conseil d'administration
de l'« Academy of CAD CAM Dentistry ». 

• Consultant et conférencier dans le domaine des matériaux,
de la radiographie, de l'imagerie numérique, de la CAO FAO et de l'intégration
des technologies.

• A été membre du « Council for Innovative Dentistry » (3M)
et formateur pour « Dentistry by Design ».

Dr Robert B. MONGRAIN

• Thèse de doctorat à l'université de Floride, Collège d'odontologie ; 1979.

• Cabinet privé à Tulsa, Oklahoma.

• Enseigne à la faculté de l'université d'Oklahoma : « College of Dentistry ».

• Membre de du GD, de l'ADA et du Conseil d'administration de l'« Academy of CAD CAM Dentistry ».

• Consultant et conférencier dans le domaine des matériaux, de la radiographie, de l'imagerie numérique, de la CAO FAO et de l'intégration des technologies.

• A été membre du « Council for Innovative Dentistry » (3M) et formateur pour « Dentistry by Design ».

Dans la médecine dentaire moderne, le contrôle des fluides et des tissus est un critère essentiel dans la réussite des procédures cliniques. Sans contrôle strict des tissus, les empreintes, le scellement des restaurations tout céramique et la mise en place de restaurations directes sont difficiles à réaliser... Explication.

Il était jusqu'ici difficile, technique ou coûteux de contrôler les tissus de manière adéquate. Par exemple, l'un des systèmes existant demande l'utilisation d'un pistolet applicateur et d'un système de cartouches, ce qui pose des problèmes de place dans les tiroirs et des difficultés de mise en œuvre. Un autre procédé demande l'application manuelle d'un gel de sulfate ferrique, potentiellement tachant, qu'il faut frotter de manière répétée pendant une à deux minutes pour obtenir une hémostase adéquate. Les agents de type sulfate ferrique fonctionnent en coagulant le sang et en formant des bouchons sur les capillaires ouverts, arrêtant ainsi la circulation du sang et des fluides créviculaires. J'ai personnellement pu constater que ces caillots sanguins sont dissous ou délogés en contact avec des matériaux acides...


Comment éviter le suintement gingival ?

Étant donnée la nature hautement acide des méthodes avec mordançage préalable, ainsi que celle des adhésifs auto-mordançants, il est très courant de voir revenir des saignements et des suintements. La perte d'hémostase au beau milieu d'une application d'adhésif est une situation pour le moins problématique... Les techniques d'isolation actuelles n'assurent pas toujours un contrôle complet des fluides, en particulier au bord de la gencive. Avec certaines solutions (un produit comme Isolite, par exemple), bien que la zone opératoire soit effectivement protégée contre la salive et l'humidité de la bouche, elle ne l'est pas contre le suintement gingival.


Maîtrise de l'hémostase

Même avec la mise en place d'une digue, en particulier en présence d'un tissu périodontal irrité, si la zone interproximale est entaillée, ne serait-ce que légèrement, il faut s'attendre à une contamination importante de la zone opératoire. En utilisant certains produits, j'ai constaté une rétraction réussie et une hémostase bien maîtrisée (avec Traxodent, par exemple). Ces matériaux ont une consistance argileuse qui améliore la rétraction des tissus gingivaux, et le chlorure d'aluminium à 15 % assure des propriétés hémostatiques efficaces. Une astuce : les embouts applicateurs facilitent le travail et permettent de « plier » à l'angle désiré pour assurer une application correcte dans le sulcus ou sur le tissu.


Rétractation des tissus

En pratique clinique, j'ai constaté d'excellents résultats avec une hémostase très forte lorsqu'ils sont laissés en place pendant une à deux minutes. Je recommande de placer un coton de rétractation après avoir appliqué le matériau, de manière à améliorer la rétractation des tissus. L'utilisation d'un coton de rétractation accélère aussi l'hémostase. Éventuellement, il est encore possible d'utiliser un fil de rétraction. Cette façon de procéder est une solution innovante qui améliore la réponse aux défis posés par le contrôle des tissus, non seulement dans les empreintes des couronnes et des bridges, mais partout où l'on observe des saignements et des suintements gingivaux.

 

Légendes et Figures
Fig.1 et 2: Vue initiale.
Fig.3: Application du matériau dans le sulcus (Traxodent).
Fig.4: Application du Traxodent dans le sulcus.
Fig.5: Après 2 min, rinçage / séchage des dents préparées.
Fig.6: Limites cervicales dégagées et exsangues.
Fig.7 et 8: Prise d'empreinte.
Fig.9: Modèle positif.
Fig.10 à 12: Essayage et mise en place définitive.