Dentoscope

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vendredi 20 janvier 2012


CI VIDÉO

11/03/10 - DENTOSCOPE 61/15

Prothèses amovibles complètes supra-implantaires

De l'examen du patient à la pose

Dr Gérard BAUDOIN, Caroline RUFFAT

Cette vidéo traite d'un cas de prothèse complète de A à Z. Chaque étape clinique est abordée depuis l'analyse du cas, jusqu'à la pose de la prothèse. Après chaque rappel théorique, la réalisation est effectuée sur le patient avec une multitude de tours de mains. Un cas clinique du Pr Jean-Paul LOUIS.


Réf. Vente : DOS016 - Réf. VOD : 330

Après un rappel des généralités en prothèse complète, la première partie de cette vidéo vous présente l'importance des étapes pré-prothétiques et l'observation clinique anatomo-physiologique (préparation psychologique, anatomique et physiologique). Elle traite en détails de l'examen clinique du patient et de la prise des empreintes primaires. La deuxième partie vous explique les différents principes de la fabrication d'un PEI du bas et son essayage en bouche, le marginage et le surfaçage au silicone en bouche de l'empreinte secondaire du haut, la coulée des modèles et son emboxage. La troisième partie concerne la relation intermaxillaire. Après avoir confectionné les bases d'occlusion, la RIM est abordée sur le plan théorique, puis mise en application sur le patient. Les principes généraux du montage des dents sont ensuite exposés. La quatrième partie expose en détail le montage des dents antérieures et postérieures, puis la personnalisation de la fausse gencive. Enfin, une fois les prothèses conçues et réalisées, un important chapitre est consacré aux prothèses supra-implantaires. La vidéo se termine par la pose des prothèses et l'équilibration.


Aspect anatomo-physiologique

Un certain nombre d'étapes ont été réalisées afin de préparer ce patient, de l'extraction d'une dent de sagesse à des greffes osseuses. Ceci afin d'avoir un terrain parfaitement sain et prêt à recevoir la prothèse. Il faut donc préalablement étudier trois aspects : psychologique, anatomique et physiologique. Le but de cette opération consistera à lover les prothèses complètes au sein des structures musculaires. Le succès de ce type de réalisation passe par quatre étapes cliniques indispensables à la stabilisation de la prothèse : l'intrados, les bords, l'extrados et les dents (Fig.1).


Présentation du cas

Au maxillaire, la muqueuse est ferme, mais présente une contre dépouille due à l'extraction d'une dent de sagesse. Comme chez tous les édentés totaux, les papilles centrales sont situées sur la crête, ce qui implique que les bourrelets et les dents doivent toujours être situés en avant de cette papille, et non sur la crête (Fig.2).


Empreinte et cartographie en bouche

Pour les empreintes primaires, un porte-empreinte de Schreinemaker est utilisé, à l'intérieur duquel des bourrelets de cire molle sont placés afin de servir de butées de centrage et d'espacements. L'empreinte est prise aux alginates Son examen doit préciser tous les éléments présents à l'examen clinique (tubérosités, frein). Ces repères anatomiques, indispensables, sont marqués sur l'empreinte. Les empreintes primaires sont coulées le plus rapidement possible. Le prothésiste va ensuite réaliser le PEI (Fig.3).


Délimitation de la limite postérieure du PEI du haut

Les empreintes secondaires sont des empreintes anatomo-fonctionnelles. C'est durant cette étape que l'on va réellement lover la prothèse dans les tissus au niveau des bords et des extrados. Cette empreinte finale se fait en trois temps. La première étape consiste à réaliser les PEI du haut, puis, ceux du bas. On marque à l'aide d'un crayon à l'alanine, la limite entre le palais dur, mou ainsi que le voile du palais (Fig.4).


Empreintes secondaires

Nous procéderons ensuite au marginage

du PEI : soit avec la pâte de Keer, soit dans ce cas là, à l'aide de silicone. Il va tenir compte des mouvements des lèvres et de la langue. Ce marginage se fait par secteur. À ce stade, le patient participe à l'élaboration de sa prothèse en effectuant des mouvements précis qui lui ont été enseignés par le praticien (Fig.5).


Surfaçage au silicone

Une fois marginé, le porte-empreinte est stable. L'empreinte peut être effectuée avec un matériau fluide. Lors de cette étape, le patient participe à nouveau à l'élaboration de sa prothèse en effectuant d'autres mouvements, toujours sous la directive du praticien (Fig.6).


Essai du PEI du bas

La même opération va être effectuée à la mandibule. Il est important de vérifier l'épaisseur des bords du PEI afin de ne pas gêner les mouvements de la langue, de sorte qu'elle puisse imprimer sa forme dans l'empreinte (Fig.7).


Empreinte du bas

Un porte-empreinte mal adapté, ou mal marginé, entraînera des sur-extensions ou des manques de matériau (Fig.8).


Coulée des empreintes

Les empreintes secondaires sont coulées en plâtre dur (Fig.9).


Bases d'occlusion

Sur les modèles issus du porte-empreinte secondaire, sont conçues les bases d'occlusion en résine dure. Le bourrelet d'occlusion doit être réalisé dans un matériau suffisamment rigide. Sa taille et son épaisseur doivent respecter des règles précises afin d'être exploitables (Fig.10).


Réglage du bourrelet d'occlusion

La base d'occlusion est essayée en bouche. Le bourrelet est réglé afin de définir la position des futures dents de la ligne médiane, de la position des canines et de la ligne du sourire (Fig.11).


Mise en articulateur

Une fois que le bourrelet est réglé, il nous permet de positionner le modèle maxillaire sur la table de montage d'un articulateur (Fig.12).


Montage des dents

Sur les modèles définitifs, sont marqués tous les repères anatomiques nécessaires au montage des dents : tubérosités, fossettes palatines, papilles naso-palatines et position approximative des canines. L'axe des crêtes est repéré et reporté sur le bord du modèle, ainsi que l'axe central de la prothèse (Fig.13). Le montage des dents commence toujours par le bloc antérieur maxillaire. Il est suivi par le bloc incisivo -mandibulaire, puis par les dents postérieures (Fig.14).


Esthétique

On peut donner une certaine caractérisation aux dents.


La prothèse et les implants

Une prothèse complète doit être conçue de la même façon qu'il y ait, ou non, des implants. Les implants doivent aider à maintenir la prothèse. Cependant, ils ne pourront en aucun cas maintenir une prothèse mal conçue (Fig.15 et 16).

 

CI VIDÉO - L'ŒIL DENTAIRE

Contact : Caroline RUFFAT

01 30 90 01 02 - civideo.fr - oeil-dentaire.com

Utilisation de vidéos cliniques en différé
Illustration encadré

Contrairement aux retransmissions en direct, il s'agit ici de diffuser des vidéos pré-enregistrées.

Elles peuvent être utilisées à destination des patients, dans le cadre de la formation professionnelle, ou par les industriels afin de renforcer le discours de leur force de vente. Les images enregistrées (rushes ou originaux) peuvent provenir de diverses origines : de l'enregistrement d'un acte opératoire complet issu d'une retransmission en direct, ou non, de brèves séquences filmées au hasard des interventions ou, au contraire, selon un scénario dans un but précis. Quel qu'en soit l'usage, les originaux devront être montés afin de supprimer tous les temps morts et ne conserver que l'essentiel de l'acte clinique. Si les originaux sont issus d'une retransmission en direct, ce montage peut être réalisé a minima afin de conserver toute la spontanéité des commentaires et de garder la notion de durée réelle de l'acte. La diffusion de ces vidéos peut se faire sous différentes formes : DVD vidéo ou fichiers informatiques. Les fichiers vidéo informatiques sont obtenus soit lors de l'enregistrement des originaux avec des caméras numériques enregistrant directement sur disque dur ou sur carte mémoire, soit par numérisation des vidéos enregistrées sur bande ; ce qui implique l'utilisation d'un matériel informatique, et / ou de logiciels spécifiques. L'utilisation de ces fichiers numérisés ouvre des possibilités certaines sur les modes de diffusion. Mais ils doivent être adaptés à chaque type de support de diffusion. On parle alors de compression des fichiers. Les fichiers vidéo peuvent servir à la réalisation de DVD-Vidéo. Ils pourront être indexés afin de créer des chapitres ou de permettre une navigation interactive entre les séquences vidéo, photo, texte... Ils peuvent également être intégrés dans une présentation de diaporamas du type PowerPoint ou Keynote. Enfin, ils peuvent être déposés sur un serveur Internet spécifique et visionnés selon différents procédés (Streaming : « Transfert de données multimédia en continu sur Internet qui permet la lecture du média avant la fin du téléchargement »). Le développement de ces procédés de lecture sur Internet n'en est qu'à ses débuts, mais représente l'avenir de la communication par l'image.

Légendes et Figures
Fig.1: Aspect anatomo-physiologique.
Fig.2: Présentation du cas.
Fig.3: Empreinte et cartographie en bouche.
Fig.4: La première étape consiste à réaliser le PEI du haut, puis celui du bas.
Fig.5: Empreintes secondaires.
Fig.6: Surfaçage au silicone.
Fig.7: Essai du PEI du bas.
Fig.8: Empreinte du bas.
Fig.9: Coulée des empreintes.
Fig.10: Bases d'occlusion.
Fig.11: Réglage du bourrelet d'occlusion.
Fig.12: Mise en articulateur.
Fig.13 et 14: Montage des dents.
Fig.15 et 16: Finition des cires et pose de la prothèse.