CI VIDÉO
22/01/10 - DENTOSCOPE 59/17
Les retransmissions télévisées en direct... Support de formation ?
Camille RÉMOND
Pour connaître la réponse, il suffit de regarder la fréquentation des salles lors du dernier congrès de l'ADF et de la séance de la SOP de janvier dernier. Ces deux manifestations ont regroupé en moyenne entre 500 et 1 000 personnes par salle et par thème.
Cet engouement est certainement lié au fait que le praticien se projette à la place de l'intervenant. Cela lui permet d'appréhender les gestes, l'ergonomie d'un cabinet et de ses acteurs, de mesurer le temps de réalisation d'un acte, mais aussi de voir en direct, comment gérer les complications cliniques inhérentes à cet acte. Dans le cadre de cours ou de conférences, le « direct vidéo » peut se suffire à lui-même. Cependant, il peut être intégré dans des cours plus complets, associant théorie et pratique : ce qui le rend encore plus efficace. Il peut être accompagné de documents pédagogiques en double projection. Deux techniques ou deux interventions cliniques peuvent être mises en parallèle sur deux écrans. Ce cumul d'images ne sera pédagogique qu'à la seule condition d'avoir un scénario très élaboré et soutenu par des équipes maîtrisant parfaitement leur technique. Les grandes manifestations françaises sont couvertes par CI Vidéo.
CI Vidéo
Sa particularité réside dans le fait d'avoir des équipes spécialisées dans l'image, formées et dirigées par des cliniciens ayant acquis au fil des années une expérience qui leur permet de proposer une large gamme de prestations. Cela va du simple cours, à la captation multi-caméras retransmise par fibre optique, Internet ou satellite. Depuis leur premier direct en 1973, convaincus de la nécessité d'allier l'image à la formation, ces cliniciens mettent leur expérience à la disposition de ceux qui veulent voir évoluer leurs cours. Ce professionnalisme, unanimement reconnue dans le milieu, dépasse désormais ce cadre pour s'étendre à d'autres domaines médicaux et même au-delà (Fig.1 à 6).
Chaque mois, CIV et l'œil Dentaire vous donnent rendez-vous dans Dentoscope afin de découvrir un ou plusieurs cas cliniques issus de leur vidéothèque qui compte à ce jour plus de 350 vidéos. Retrouvez toutes leurs activités sur leurs sites Internet : civideo.fr ou oeil-dentaire.com
Cas clinique N°1 : Endodontie en une séance (Réf : CCL298).
Le but de cette vidéo est de montrer qu'avec une parfaite maîtrise des techniques modernes, l'acte endodontique peut être rapide et le résultat reproductible. Le patient s'est présenté en urgence avec une pulpite sévère sur une pré molaire maxillaire. Un pré traitement a été réalisé avant d'aborder le traitement endodontique, à savoir que la carie a été débarrassée des tissus infectés. Malgré la perte importante de substance, les parois résiduelles sont suffisantes pour autoriser une reconstitution au verre ionomère. Si ces parois avaient été fragilisées, une reconstitution avec une bague de cuivre aurait été nécessaire afin de garantir l'étanchéité permettant des conditions de travail idéales. Le challenge de cette intervention réside dans le fait que trois praticiens travaillent sur ce cas. Il s'agit de mettre en œuvre une technique de préparation par rotation continue. Le premier opérateur va réaliser la cavité d'accès sous microscope opératoire, le second, la mise en forme des canaux et le troisième, l'obturation des canaux. Ces étapes cliniques représentent les trois clés du succès pour le traitement endodontique (Fig.7 à 17).
Cas clinique N°2 : Les aides visuelles en prothèse fixée (Réf : CCL316).
Nous vous proposons d'aborder les différents aspects qui caractérisent l'apport des aides visuelles en prothèse fixée. L'utilisation d'aides visuelles permet une vision magnifiée du champ opératoire. Dans la vidéo, après un large panorama des différents types de loupes - depuis la loupe « casquette chef de gare », jusqu'à la loupe sophistiquée conçue sur mesure et incluant une lampe frontale, les avantages de leur utilisation vont être vus à travers trois situations cliniques de prothèses fixées. Le premier cas concerne des facettes sur dents antérieures de la préparation à la pose. Toutes les étapes sont abordées temps par temps. Le deuxième cas concerne l'essayage d'un inlay core et la réalisation d'une couronne provisoire. Le troisième montre l'intérêt de l'utilisation des loupes dans l'élaboration de couronne provisoire (Fig.18 à 22).
Fig.1: ADF 2008 : « La Fraise et la Plume ».
Séance littéraire « à la Pivot ». Présentation de publications sur différents
thèmes de la dentisterie.
Fig.2: ADF 2009 : La régie HD du Palais des Congrès
associée à des vidéoprojecteurs HD, permet des projections d'images multiples
de qualité. Le plateau technique comprend deux cabinets dentaire créés pour
l'occasion et filmés par six caméras. Les équipes techniques comprennent une
vingtaine de techniciens dirigés par un réalisateur (chirurgien-dentiste) et
deux assistantes.
Fig.9: Préparation du canal en utilisant successivement :
les limes K qui créeront manuellement la trajectoire sécurisée du canal pour permettre
aux instruments rotatifs de suivre cette trajectoire ; les Protapers S1, S2 qui
préparent les 2/3 coronaires pour faciliter le passage des limes manuelles et
le Protapers SX afin d'accentuer la conicité coronaire.
Fig.11: Canaux prêts à être obturés. Cette vue occlusale
permet de vérifier la propreté de la cavité d'accès et des orifices avec le
microscope. Un dernier rinçage va être fait à l'aide d'hypochlorite de sodium
avec de l'Edta à 17 % qui permettra de supprimer la Smear Layer et les débris
organiques et minéraux.
Fig.18: La performance des loupes n'est pas égale. Il y a
deux aspects fondamentaux : la profondeur de champ et la distance de travail
par rapport au sujet. Les corrections des défauts de vision doivent être
intégrables aux loupes. La conservation de la vision doit se faire de près, ou
en périphérie sur le verre support de la loupe.
Fig.19: L'apport des aides visuelles en prothèse fixées
concerne six étapes : la préparation, la réalisation des dents provisoires,
l'éviction et l'empreinte ; sur le contrôle des modèles, l'essai clinique des
pièces prothétiques avant l'assemblage et toutes les techniques de finition, de
polissage (surtout en dentisterie adhésive).


















